Numéros d’urgence en montagne en France : quel numéro appeler, quoi dire, et comment les secours vous retrouvent

La première fois que j’ai eu à appeler les secours en montagne, c’était dans le massif du Belledonne, par un après-midi de septembre qui avait bien vite viré à l’orage. Un membre de notre groupe avait glissé sur une dalle mouillée — entorse sévère de la cheville, impossible de descendre seul. J’avais sur moi mon téléphone chargé à 80 %, et dans ma tête un doute : quel numéro composer, exactement ? Le 18 ? Le 15 ? Le numéro direct du PGHM que j’avais noté quelque part mais que je ne retrouvais plus ? J’ai fait le 112. En moins de quarante secondes, j’avais quelqu’un en ligne. Dix-huit minutes plus tard, l’hélico du PGHM de Grenoble était au-dessus de nous.

Ce jour-là, j’ai compris quelque chose d’essentiel : savoir quoi faire compte autant que savoir quoi emporter. Beaucoup de randonneurs et d’alpinistes passent du temps à choisir leur couteau de survie ou leur trousse de secours, et n’ont jamais pris dix minutes pour mémoriser les bons réflexes d’alerte. Ce guide corrige ça. Pas de liste exhaustive de scénarios catastrophes — juste ce qu’il faut savoir, clairement, pour le jour où ça compte vraiment.

Numéros d'urgence en montagne en France - Hélicoptère du PGHM en intervention de secours en haute montagne dans les Alpes
Les PGHM interviennent en hélicoptère en quelques minutes après l’alerte au 112

Le 112 : le seul numéro que vous devez retenir en montagne

Le 112 est le numéro d’urgence européen unifié. En France, c’est lui que le Ministère de l’Intérieur recommande officiellement pour toute demande de secours en montagne, conformément à la circulaire encadrant les opérations de secours montagne. Quand vous composez le 112 depuis un téléphone mobile, plusieurs choses se passent automatiquement.

D’abord, l’appel passe sur le réseau disponible le plus proche — pas nécessairement celui de votre opérateur. Si Orange n’a pas de couverture là où vous êtes mais que SFR en a une, le 112 s’y connecte sans frais supplémentaires. Ensuite, dès que l’opérateur identifie un incident de montagne, il organise une conférence entre le SDIS local, la gendarmerie et le SAMU. L’ensemble des acteurs sont dans la boucle dès le premier appel. Le transfert vers le PGHM ou les CRS Alpes compétents se fait sans que vous ayez à rappeler.

Le 112 fonctionne aussi depuis un téléphone sans carte SIM, et même depuis un téléphone dont la batterie est très basse — certains modèles permettent les appels d’urgence avec un pourcentage résiduel infime. C’est une bonne raison de ne jamais partir avec un téléphone à moins de 30 %.

« Le numéro d’urgence 112 est le numéro d’appel pour toute demande de secours en montagne. » — Disposition spécifique ORSEC Secours en Montagne, Préfecture de l’Ain

Le 15, le 18, le 17 : ces numéros fonctionnent aussi, mais avec une nuance

Le 15 (SAMU), le 18 (pompiers) et le 17 (gendarmerie) restent des numéros d’urgence valables depuis un téléphone mobile en montagne. Ils passent sur tout réseau disponible, comme le 112. La différence : si vous appelez le 15 pour un secours en montagne, l’opérateur est tenu de transférer immédiatement l’appel vers le 112 pour déclencher la conférence tripartite SDIS-gendarmerie-SAMU. Vous ajoutez un maillon à la chaîne. En pratique, ça n’est pas dramatique, mais dans un contexte où chaque minute compte, autant composer directement le bon numéro.

Pour la Corse et certaines zones du Massif Central, les retours terrain indiquent que le 17 (gendarmeries locales) peut être plus réactif dans des zones où la couverture du 112 est redirigée vers des plateformes éloignées. Mais même dans ces cas, le 112 reste le point d’entrée conseillé.

Hélicoptère de secours
Hélicoptère de secours en montagne

Le 114 par SMS : indispensable quand la voix ne passe pas

Le réseau montagne est souvent insuffisant pour une conversation téléphonique stable. Les SMS consomment beaucoup moins de bande passante et passent fréquemment là où la voix décroche. Le 114, numéro d’urgence national accessible par SMS selon Service-Public.fr, a été conçu initialement pour les personnes sourdes et malentendantes, mais il constitue une alternative réelle pour quiconque n’a pas assez de réseau pour une communication vocale.

Le fonctionnement est simple : vous envoyez un SMS au 114 en indiquant votre nom, votre localisation, et la nature de l’urgence. Les opérateurs vous répondent par SMS et orientent les secours compétents. Le délai de traitement est plus long qu’un appel vocal, donc il vaut mieux essayer le 112 en priorité, puis basculer sur le 114 si aucun appel n’aboutit. Le 114 est opérationnel en métropole, 24h/24.

Une chose à retenir : le 114 est uniquement valable en France. Si vous vous trouvez à la frontière franco-italienne ou franco-suisse, le 112 reste votre meilleur allié — il bascule sur le réseau du pays où vous vous trouvez physiquement (144 en Suisse, 118 en Italie).

GendLoc : comment les secours vous géolocalisent avec votre smartphone

GendLoc est un système développé par un adjudant du PGHM du Versoud (Isère), mis en service depuis et depuis généralisé à l’ensemble des unités de secours de France — PGHM, PGM, CRS Alpes, SDIS et SAMU. Il ne s’agit pas d’une application à télécharger : le système est côté secouriste, pas côté randonneur.

Voici ce qui se passe concrètement. Vous appelez le 112. L’opérateur du centre de secours entre votre numéro dans GendLoc et vous envoie un SMS contenant un lien. Vous cliquez, vous autorisez le partage de votre position GPS, et les secouristes vous localisent à environ 15 mètres près sur leur cartographie. Aucun téléchargement préalable, compatible Android et iOS.

La limite principale : le système nécessite que vous captiez au moins un réseau pour recevoir le SMS et envoyer vos coordonnées. Si vous êtes en zone blanche totale, GendLoc ne fonctionne pas — même si vous avez réussi à passer l’appel 112 via un autre opérateur, l’envoi de données peut ne pas passer. C’est pourquoi il reste crucial de savoir lire une carte IGN et de connaître les noms des reliefs autour de vous avant de partir, pour pouvoir donner une localisation verbale de secours si le GPS ne peut pas être partagé.

Qui sont les acteurs du secours en montagne ?

Trois corps principaux interviennent en montagne en France. Le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) et le PGM (Peloton de Gendarmerie de Montagne) opèrent sous l’égide de la Gendarmerie nationale. Les CRS Alpes (Compagnies Républicaines de Sécurité), rattachés à la Police nationale, couvrent d’autres zones massifs. Les GMSP (Groupes Montagne des Sapeurs-Pompiers) et les GRIMP (Groupes de Reconnaissance et d’Intervention en Milieux Périlleux) viennent en renfort selon la nature de l’incident.

En Haute-Savoie, une force supplémentaire : l’Association Départementale des Sociétés de Secours en Montagne regroupe plusieurs centaines de secouristes volontaires qui épaulant les unités professionnelles. Sur les domaines skiables en revanche, les pisteurs-secouristes assurent les premiers secours sous la responsabilité des communes — et cette prestation peut être facturée. Dès qu’un incident sort du domaine balisé, c’est le service public qui prend le relais, gratuitement.

Ce que vous devez dire quand vous appelez les secours

Les premières trente secondes d’un appel au 112 conditionnent souvent la rapidité de l’intervention. L’opérateur a besoin d’une information précise dans un ordre précis. Voici ce que recommande le site maSécurité du Ministère de l’Intérieur :

Commencez par donner votre numéro de téléphone rappelable — les plateformes d’urgence l’ont déjà à l’écran, mais le confirmer évite les erreurs. Donnez ensuite le lieu le plus précis possible : le massif, la commune la plus proche, le nom du sommet ou du col si vous le connaissez, l’altitude approximative, et le versant (nord, sud, est, ouest). Si vous avez relevé des coordonnées GPS (en degrés décimaux ou en UTM), donnez-les — c’est ça que l’opérateur GendLoc attend. Décrivez la nature de l’accident : chute, avalanche, malaise cardiaque, hypothermie, fracture. Précisez le nombre de victimes, leur état de conscience, et si des soins ont déjà été prodigués. Donnez enfin les conditions météo sur place — vent, visibilité, présence de nuages — et indiquez si un hélitreuillage semble possible autour de vous. Ne raccrochez jamais tant que l’opérateur ne vous l’a pas demandé explicitement : il peut avoir besoin de vous guider en temps réel jusqu’à l’arrivée des secours.

Randonneur tentant en montagne
Randonneur tentant en montagne

Que faire si vous n’avez absolument aucun réseau ?

C’est la situation qui angoisse le plus les randonneurs, et à juste titre. En zone blanche totale, voici les options qui restent.

Déplacez-vous, même de quelques mètres. Un point légèrement plus haut, une crête dégagée ou une éclaircie dans les arbres peuvent suffire à capter un signal faible. Redémarrez votre téléphone pour lui faire rechercher un réseau proprement. Si vous êtes en groupe, mobilisez quelqu’un d’assez valide pour rejoindre un point de connexion ou un refuge, pendant que les autres restent avec la victime.

Les refuges gardés ont généralement une radio ou un téléphone satellite. Les cabines de téléphérique et les postes de départ des remontées mécaniques disposent souvent d’équipements d’alerte. Si vous entendez un hélicoptère à proximité — même s’il n’est pas pour vous — faites des signaux visuels : agitez quelque chose de coloré, dépliez votre couverture de survie côté argenté vers le ciel. Ce sont des réflexes simples dont l’efficacité est réelle.

Pour ceux qui s’aventurent régulièrement en haute montagne ou en zone d’alpage isolée, un radio de survie avec fonction SOS ou une balise de détresse SPOT/Garmin InReach peut être la différence entre une nuit difficile et une situation critique. Ces dispositifs envoient une alerte géolocalisée par satellite, indépendamment de toute couverture mobile.

Les numéros selon les massifs et les régions frontalières

Le 112 fonctionne partout en France, et c’est toujours lui qu’on privilégie. Mais si vous randonnez dans les Pyrénées, certains départements disposent de numéros départementaux dédiés qui basculent directement sur la cellule PGHM ou CRS compétente. Dans les Hautes-Pyrénées, un numéro spécifique existe pour le secours montagne, tout comme en Haute-Garonne. Ces numéros ne sont pas destinés à la publicité générale (circulaire du Ministère de l’Intérieur), mais ils sont souvent disponibles sur les panneaux de départ de randonnée et dans les offices du tourisme locaux — notez-les avant de partir si vous connaissez votre zone.

Côté frontières, les règles changent dès que vous passez de l’autre côté. En Italie, le numéro montagne est le 118 (ou le 112 européen qui fonctionne aussi). En Suisse, c’est le 144 pour les urgences médicales. En Espagne (côté pyrénéen), le 112 européen s’applique également. Si vous partez en itinérance transfrontalière, gardez ces numéros dans vos contacts.

Tableau comparatif des numéros d’urgence en montagne

Numéro Service Mode d’appel Recommandé montagne Zone de validité
112 Urgences unifiées (PGHM, CRS, pompiers, SAMU) Appel vocal ✅ Priorité absolue Europe entière
114 Urgences accessibles par SMS (sourds/malentendants) SMS / App ✅ Si voix impossible France métropolitaine
15 SAMU — urgences médicales Appel vocal ⚠️ Redirigé vers 112 France
18 Pompiers — secours et incendies Appel vocal ⚠️ Redirigé vers 112 France
17 Gendarmerie / Police nationale Appel vocal ⚠️ Selon zone (Corse, Massif Central) France
144 Secours — Suisse Appel vocal ✅ En territoire suisse Suisse
118 Secours montagne — Italie Appel vocal ✅ En territoire italien Italie

Les trois réflexes à avoir avant chaque sortie montagne

Le premier réflexe, c’est de charger votre téléphone à fond — pas à 80 %, à 100 % — et d’activer le GPS avant de partir. GendLoc et les applications de géolocalisation nécessitent que la puce GPS soit active. Si elle est éteinte pour économiser la batterie, les secouristes ne peuvent pas vous localiser via GendLoc, même si vous avez réussi à appeler.

Le deuxième réflexe, c’est de noter vos coordonnées de départ, et de relever régulièrement votre position pendant la sortie. Pas besoin de GPS dernier cri : une application comme Komoot, ViewRanger ou même Google Maps peut afficher vos coordonnées GPS en temps réel. Sur iPhone, la boussole intégrée affiche les coordonnées GPS en bas de l’écran, sans connexion data. Prenez l’habitude de regarder où vous êtes toutes les heures.

Le troisième réflexe, peut-être le plus sous-estimé : laissez un itinéraire précis à quelqu’un de confiance avant de partir. Massif, départ, sommet visé, heure de retour prévue. Si vous n’avez pas rappelé à l’heure dite, cette personne appelle le 112. C’est ce qu’on appelle la sécurité active — elle ne coûte rien et peut déclencher des recherches plusieurs heures avant que vous n’ayez même besoin de les demander vous-même.

Équipement recommandé pour signaler sa position et faire face à l’attente des secours

Appeler les secours ne suffit pas : il faut aussi être en mesure de tenir jusqu’à leur arrivée, parfois dans des conditions météo difficiles. Trois types d’équipements font une différence réelle dans ces moments.

Couverture de survie Takit 5X — couverture réutilisable grand format


Couverture de survie Takit 5X réutilisable 210x160cm

👉 Voir la Couverture de Survie Takit 5X sur Amazon.fr

La couverture de survie, c’est l’élément qu’on glisse toujours au fond du sac en se disant qu’on ne s’en servira jamais. Et puis un jour on s’en sert vraiment. Le modèle Takit 5X se distingue par son format grand format (210 x 160 cm) et sa conception réutilisable en Mylar épaissi. Deux faces : dorée pour réfléchir la chaleur corporelle vers l’intérieur, argentée pour signaler sa position aux secouristes aériens. Les 4,7 étoiles sur plus de 1 200 avis Amazon en font l’un des mieux notés dans sa catégorie.

En termes d’usage terrain, elle est particulièrement utile lors de l’attente des secours : enveloppez la victime côté doré pour conserver la chaleur corporelle et limiter le risque d’hypothermie. Si vous entendez un hélicoptère, retournez la couverture côté argenté et agitez-la face au ciel — la réflexion de la lumière est visible à plusieurs kilomètres dans de bonnes conditions. La nuance honnête : cette couverture fait du bruit en se dépliant et au moindre vent, ce qui peut être gênant en situation de stress. Elle n’est pas conçue pour une nuit entière sous la pluie battante sans protection supplémentaire.

Trousse de premiers secours General Medi 92 pièces


Trousse de premiers secours General Medi 92 pièces randonnée

👉 Voir la Trousse General Medi 92 pièces sur Amazon.fr

Pour la trousse de secours en randonnée, le critère principal est le poids, pas le volume. Celle de General Medi coche les deux : 92 pièces dans un format compact et léger, couvrant les besoins essentiels — pansements, compresses stériles, bandages, désinfectant, gants, ciseaux à bout rond et garrot basique. Elle convient parfaitement pour les sorties d’une journée en montagne, que vous soyez seul ou en groupe.

Ce qu’elle fait bien : elle répond aux bobos courants (coupures, ampoules, entorses légères) et permet d’assurer les soins immédiats en attendant les secours professionnels. J’en garde une systématiquement dans mon sac de rando, à côté de la couverture de survie et du sifflet. Ce qu’elle ne fait pas : elle n’est pas calibrée pour la médecine d’urgence avancée (hémorragies sévères, fractures complexes). Pour des sorties de plusieurs jours ou en haute montagne technique, il faut compléter avec du matériel hémostase et une formation secourisme.

Si vous voulez aller plus loin sur le contenu optimal d’une trousse de secours pour l’extérieur, l’article complet sur les trousses de premiers secours complètes détaille les meilleurs kits du marché.

Sifflet de survie Zorvixal — signalisation acoustique haute décibels

 

Sifflet de survie Zorvixal double tube haute décibels randonnée montagne

 

👉 Voir le Sifflet Zorvixal sur Amazon.fr

Dans les situations où le téléphone ne passe pas et les secours sont proches mais ne vous voient pas, le sifflet reste l’outil le plus fiable qui existe. Le modèle Zorvixal tire parti d’une conception unique qui porte le son plus loin qu’un sifflet standard avec moins d’effort — utile quand vous avez froid aux poumons et les lèvres gercées. En lot de quatre, il est peu coûteux et vous permet d’en distribuer un à chaque membre de votre groupe.

Le code SOS en sifflet est trois courts, trois longs, trois courts (· · · — — — · · ·) — répété à intervalles réguliers, c’est un signal reconnu universellement par les secouristes. La nuance : un sifflet est efficace pour guider des secours déjà proches, pas pour déclencher une alerte à grande distance. Il ne remplace pas l’appel au 112 — il le complète dans la phase d’approche des équipes.

Analyse et conclusion : ce que les autres articles n’osent pas dire sur les secours en montagne

Il y a une vérité un peu inconfortable sur le secours en montagne que peu de guides formulent clairement : dans la majorité des accidents graves, la victime ou son groupe avait les moyens d’éviter la situation. Pas nécessairement par imprudence — parfois juste par manque d’information, de préparation ou de matériel de base. Le randonneur moyen part avec son téléphone chargé et son sandwich, sans avoir jamais regardé une carte IGN de près, sans avoir noté un seul numéro de secours, sans couverture de survie. Ce n’est pas un jugement moral, c’est une réalité statistique que les équipes du PGHM observent chaque saison.

L’autre vérité peu dite : savoir appeler les secours ne dispense pas de savoir gérer les premières minutes. L’hélicoptère met en moyenne quinze à trente minutes pour arriver dans les Alpes, plus dans les zones isolées et par mauvais temps. Dans un cas d’hypothermie, une fracture ouverte ou un arrêt cardio-respiratoire, ces minutes sont déterminantes. Une formation PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1), dispensée par la Croix-Rouge ou la Protection Civile, coûte moins d’une journée et donne les réflexes pour maintenir une victime en vie jusqu’à l’arrivée des secours professionnels.

Sur la question des équipements, le bon état d’esprit n’est pas de se couvrir contre tous les scénarios imaginables, mais de couvrir les scénarios probables : mauvais temps inattendu, chute, membre du groupe blessé. Une couverture de survie, un sifflet, une trousse de secours de base et un téléphone chargé à fond répondent à 90 % des situations que rencontre un randonneur ordinaire. Pour les sorties plus engagées, l’article sur le contenu d’un sac de survie complet donne une base solide pour progresser méthodiquement.

Enfin, une recommandation ancrée dans les consignes officielles du Ministère de l’Intérieur sur la sécurité en montagne : activez systématiquement la localisation GPS de votre smartphone avant de quitter le parking de départ. Si vous devez appeler le 112 et que GendLoc entre en jeu, un GPS actif signifie une localisation en quelques secondes plutôt que plusieurs minutes. C’est le geste le plus simple et le plus efficace que vous puissiez faire, et il ne coûte rien. Le reste — choix du couteau, filtration de l’eau, gestion du bivouac — fait l’objet d’articles dédiés sur ce site, notamment sur la survie en forêt et en montagne et les éléments essentiels à glisser dans votre sac. Mais aucun de ces équipements ne vaut un appel passé au bon numéro, au bon moment, avec la bonne information.

FAQ — Numéros d’urgence en montagne en France

Quel numéro appeler en cas d’urgence en montagne en France ?

Le numéro à retenir est le 112, numéro d’urgence européen. Il fonctionne depuis tout téléphone mobile, même sans abonnement actif dans la zone, et redirige automatiquement vers les secours compétents (PGHM, CRS Alpes, pompiers). Le 18 (pompiers) et le 15 (SAMU) fonctionnent également, mais le 112 est le numéro officiellement recommandé par le Ministère de l’Intérieur pour toute intervention en montagne. Consultez maSécurité.interieur.gouv.fr pour les consignes complètes.

Le 112 fonctionne-t-il sans réseau en montagne ?

Oui, dans une certaine mesure. Le 112 peut être capté même si votre opérateur habituel n’a pas de couverture dans la zone, car il bascule sur tout réseau disponible. En cas de signal très faible, déplacez-vous vers un point haut ou dégagé, redémarrez votre téléphone et retentez. Si la voix ne passe pas, les SMS passent souvent mieux : envoyez un message au 114. Économisez la batterie en n’allumant qu’un seul téléphone dans un groupe.

C’est quoi le PGHM et comment l’appeler ?

Le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) est l’unité spécialisée de la gendarmerie dédiée aux secours en haute montagne. Il intervient principalement dans les Alpes et les Pyrénées pour les accidents en zone d’altitude. Pour les appeler, composez le 112 : les opérateurs transfèrent automatiquement vers le PGHM compétent selon votre localisation. Les consignes gouvernementales déconseillent de diffuser les numéros directs des PGHM, au profit du 112.

Qu’est-ce que GendLoc et comment ça aide les secours en montagne ?

GendLoc est un système de géolocalisation développé par la Gendarmerie nationale (PGHM du Versoud, Isère). Lorsque vous appelez le 112, les secouristes peuvent vous envoyer un SMS contenant un lien. En cliquant dessus et en autorisant le partage de votre position GPS, vous êtes localisé à environ 15 mètres près. Aucun téléchargement préalable n’est nécessaire. Le système fonctionne sur Android et iOS et est utilisé par l’ensemble des PGM, PGHM, CRS et pompiers de France.

Que dire aux secours quand on appelle le 112 en montagne ?

Donnez dans cet ordre : votre numéro de téléphone, le massif et la commune la plus proche, l’altitude approximative, le versant (nord, sud, est, ouest), le nom du sommet ou du col si connu, les coordonnées GPS si vous les avez. Décrivez la nature de l’accident (chute, avalanche, malaise, hypothermie), le nombre de victimes et leur état général. Précisez les conditions météo locales et si un hélitreuillage est possible. Ne raccrochez pas tant que l’opérateur ne vous l’a pas demandé.

Peut-on envoyer un SMS aux secours en montagne ?

Oui. Le 114 est le numéro d’urgence accessible par SMS, disponible sur toute la France métropolitaine. Il est opérationnel 24h/24, 7j/7. Initialement conçu pour les personnes sourdes et malentendantes, il représente une alternative valable quand le réseau ne permet pas un appel vocal. Le délai de traitement est plus long qu’un appel vocal, donc commencez toujours par essayer le 112. Consultez Service-Public.fr pour les détails officiels.

Le secours en montagne est-il gratuit en France ?

En France métropolitaine, les secours publics en montagne (PGHM, CRS Alpes, pompiers) sont gratuits pour les victimes. Cela inclut l’hélicoptère. En revanche, sur les domaines skiables, les secours assurés par les pisteurs-secouristes peuvent entraîner une facturation selon la commune. Sur les glaciers ou au-delà du domaine skiable, c’est à nouveau le service public qui intervient gratuitement. Certaines assurances et cartes bancaires premium remboursent les frais annexes (rapatriement, hospitalisation).

Scroll to Top